Le bel oranger, pousse, grandit mais personne pour l'arroser, alors il crie
Et meurt, sur cette feuille blanche, j'efface, il flanche.
Tu jouis, éjacules tout ton bonheur, profite enfin de cette liberté tant rêvé, tu ne te rends pas encore compte de son inutilité, fuis ta vie pourquoi, parce que le monde est cruel, ne me demande pas comment, tu es fou c'est ta seule force, mens ! Il ne te reste plus que tes beaux yeux pour pleurer, pantin désarticulé, manipulé, lady et les non-dits je joui !
Le bel oranger, pousse, grandit mais personne pour l'arroser, alors il crie
Et meurt, sur cette feuille blanche, j'efface, il flanche.
Mais quand l'illusion n'est plus que reste-t-il, trop de souffrance, tout nait doré dorénavant, seul dans le noir, pluie battante, terrifié par ce monstre qui te hante, je suis je vis je cris tu as peur tu pleurs, tu fuis, moi je reste là, j'attends, seul dans la nuit, tout tourne, tache noire, où sont les limites de l'inimitable, décomposition ordonnée finira par tous nous toucher !
Le bel oranger, pousse, grandit mais personne pour l'arroser, alors il crie
Et meurt, sur cette feuille blanche, j'efface, il flanche.
Tout, rien, dans l'infini se crée une parcelle de ta vie, le jeu est fini, tout s'arrête dès à présent, dans un mélange de joie et de contamination, le sens se perd, tu ne peux plus tricher, tu dois subir, affronter, concéder, accepter, c'est fini... la faim te prend, tu regardes de plus près ce qu'on nomme le silence, et dans la fin et dans l'errance tu es enfin, en puissance...
Le bel oranger, pousse, grandit mais personne pour l'arroser, alors il crie
Et meurt, sur cette feuille blanche, j'efface, il flanche.
