Mais nous n'appartenons pas au monde
Tremblant à chacun de tes pas
Stupide cri de l'immonde
Une parole aussitôt enfermée
Un semblant de rêve
Une course des plus effrénées
Et pas de glas d'argent pour sonner la trêve
Le papillon vole
Il se brûle les ailes
Dans un souffle il immole
Loin au fond du ciel
Un râle puissant
Souffle de l'armée
Tu cherches vainement
Un monde où te projeter
Je suis dans le monde
Ton plus vieil ennemi
Au loin l'orage gronde
Et je vis ma vie
Ainsi commence ta vie
Ainsi finit l'amour
Une guerre de mépris
Entravée dans les jours
Comme du verre éparpillé
Sur une existence perdue
J'ensanglante les fées
Tout au fond de cette rue
Le seigneur sur son trône
Avide du diamant
Fait éclater le chrome
Telles les ruines d'un temps
Et toi épouvanté
Tu cherche une faille
Dans ce mal-aimé
Et puissant épouvantail
Je suis hors du monde
Ton plus jeune mépris
Ici l'amour s'effondre
Mais moi j'ai fui cette vie.